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LA VIE 59
Le succes passatout ce qu'on pouvaitattendre. Mainwaring dit « qiioii eilt pris les auditeurs pour des fous. Ceiaient des acclamations, des cris : Viva il caro Sassone ! des extravagances impossibles a raconter. La grandeur de ce style les avait frappes comme le tonnerre. » — Les Italiens avaient bien raison de se rejouir. lis avaient fait en Haendel la plus glorieuse recrue, etVAgrippina elait leplus melodieux des operas italiens. Venise faisait et defaisait la gloire. L'enthousiasme souleve par les representations du San Giovanni Grisostomo se propagea dans FEurope musicale.
Hcendel resta tout I'hiver a Venise. II semblait indecis siir le chemin qii'il allait suivre. II n'est pas impossible qu'il songeat a passer par Parish — Que de choses eussent ete changees, s'il y etait venu alors, et s'il avait pu s'y etablir, dans Finterregne, entre Lully etRameau! II avait ce que ne possedait aucun des musiciens francais : une surabondance de musique. Et il n'avait point
toriens contemporains de Haendel, — MaUheson, Marpurg, Burney, — et avec la date inscrite sur le libretto nieme. EUe conlredit la these de Chrysander, (adoptee, a sa suite, par la plupart des musicologues de notre temps), suivant laqnelle YAgrippina auraitele jouee a Venise, des le carnaval de 1708.
I. Telle serait la raison pour laquelle il s'etait fait la main au style vocal francais, en ecrivant ses 7 chansons francaises, dont le manuscrit a ete soigneusemcnt revu par lui, ct porta la trace de corrections au crayon.
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