Page:Rolland La Vie de Tolstoi.djvu/129

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


��VIE DB TOLSTOÏ 123

veui-il donc, et que vaut pour Tart l'idéal reli- gieux qu'il propose?

Cet idéal est magnifique. Le mot € art religieux » risque de tromper sur l'ampleur de la conception. Bien loii;i de rétrécir l'art, Tolstoï l'élargit. Uart, dit-il, est partout.

L'art pénètre toute notre vie; ce que notis notnn mans art : théâtres^ concerts^ livres^ expositions^ n'en est qu*une infime partie. Notre vie est remplie de manifestations artistiques de toutes sortes, depuis les jeux d^ enfants jusqu'aux: offices religieux. Lart et la parole sont les deux organes du progrès humain. Vun fait communier les cœurs, et Vautre les pensées. Si Vun des deux est faussé, la société est malade. Uart d'aujourd^hui est faussé.

Depuis la Renaissance, on ne peut plus parler d'un art des nations chrétiennes. Les classes se sont séparées. Les riches, les privilégiés ont pré- tendu s'arroger le monopole de l'art ; et ils ont fait de leur plaisir le critérium de la beauté. En s'éloignant des pauvres, l'art s'est appauvri.

La catégorie des émotions éprouvées par ceux qui ne travaillent pas pour vivre est bien plus limitée que les émotions de ceux qui travaillent. Les senti- ments de noire société actuelle se ramènent à trois : Vorgueilj la, sensualité et la lassitude de vivre. Ces

oette conception religieuse qai doit former le tmee da drune de TaTenir. »

�� �

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils