Page:Rolland La Vie de Tolstoi.djvu/159

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


d’un viveur de trente-cinq ans son âme désincarnée de vieillard de soixante-dix ans. Je ne dis point que la crise morale d’un Nekhludov ne puisse être Vraie» ni même qu’elle ne puisse sê produire etôc cette soudaineté ^ Mais rien» dans le tempérament) danb le caractère, dans la vie antérieure du personnage, tel que Tolstoï le représentei n’annonçait ni n’explique cette crise; et quand elle est ôommenôée^ rien ne Tinterrompt plus. Sans doute> Tolstoï a marqué avec profondeur l’alliage impur qui est d*abord mêlé aux pensées de sacrifice ; les larmes d’attendrissement et d’admiration pour soi, puis plus tard l’épouvante et la répugnance qiii saisissent Nekhludor^ en face de la réalité> Mais jamais sa résolution ne fléchit. Cette crise n’a aUCiifi ra^iport àyec ses crises antérieuf’es^ violentes mais momentanées’. Rien ne peut plus arrêter

1. 4 Lés hommes piortètit en eux lé geriâe de tdiitëti les qtialitél humaines, et, tantôt ils en manifestent une^ tantôt Une autre, st montrant souvent ditT«3rents d’eux-mêmes, c’est-à-dire de ce qu’ils ont rhabitiide de paraître. Chez certains, ces çhangetnents sotil particuliëretdent rapides» Â cette classe d’hommes appartenait Nekhludov. Sous Tinfluence de causes physiques et morales, de brusques et complets changements Se pi^oduiSaient éii lui. * (T. I) pi 238.)

Tolstoï 8*est peut-être souvenu de son frère Dmitrl, qui, lui aussi, dpoulia dné Maslova. Mais lé iemi^éràinent tioleUt et déséquilibré de Dmitri était différent de celui de NekhludoT.

fl; • PlusieUfS fois dans sa tie« il avait procédé à deé nUt* iopa^è dé èonimnèë. U Appelait ainsi des eHses momies efta apertievànt soudéin le ralentissemeni et parfois Tarréi de sa vie intérieure, il se décidait à balayer les ordures qui ôbsiruéieiîl lion Àitté. Au sonif de ces erises^ il ne manquait jamais de S*iinpdSér deS règles qu’il se jurait de suivre toujours. \\ éerl* tait un journal, il recomtnençait nné noufêlle yie^ Mais k chaque fois, il ne tardait pas à retomber au méoie poiat« Oti plus i)as encore qu’avant la crise. » (T. I, p. 138.)

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils