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VIE DE TOLSTOÏ * 473
humain, mais» c s'ils en sont capables, de délivrer des souffr'Mices leurs faibles femmes et leurs enfants. Personne ne les condamnera pour cela ». Ils ne doivent s'obstiner < que si l'esprit du Christ est ancré en eux, parce qu'alors ils seront heureux de souffrir^ ». En tout cas, il prie ceux qui se font persécuter € de ne rompre, à aucun prix, leurs rap- ports affectueux avec ceux qui les persécutent^ ». Il faut aimer Hérode, comme il Técrit, dans une belle lettre à un ami :
Vous dites : « On ne peut aimer Hérode ». — Je V ignore 9 mais je sens^ et vous aussi ^ qu'il faut V aimer. Je sais, et vous aussiy que si je ne Vaime paSf je souffre^ quil n'y a pas en moi la vie*.
Divine pureté, ardeur inlasi^able de cet amour, qui finit par ne plus se contenter des paroles mêmes de l'Évangile : « Aime ton prochain comme toi-même i», parce qu'il y trouve encore un relent d'égoïsme * !
Amour trop vaste, au gré de certains, et si
��1« Apx Doukhobors du Caucase, 1897 {CorrespondancCy p. 240).
2. A Gontcharenko, 19 janvier. 1905 {Ibid,, p. 264).
3. A uo aïni, novembre 1901 {Ibid,, p. 326).
Sur la question de la Patrie^ là écrits les plus importants de Tolstoï sont : V esprit chrétien et le patriotisme 1894 (trad. J. Legras, éd. Perrin) ; — Le patriotisme et le gouvernement, 1900 (trad. Birukoiî, Genève); — Carnet du soldat, 1903; — La guare riisso-Japonaisey 1904; — Salut aux réfractaires, 1909.
4. « C'est comme une fente dans la machine pneumatique; tout le souffle d'égoTsme qu'on voulait aspirer de l'&me humaine y rentre. »
Et il s'ingénie à prouver que le texte original a été mal lu, et que la parole exacte du "second Commandement était : « Aime ton prochain comme Lui-même (coiame Bieu) ». (Entro- tiens avQC Ténéromo.)
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