Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t2.djvu/45

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Livres d’amour. Que celle qui lira celui-ci, malgré son titre, ne le plaigne point du mal qu’il lui aura fait : elle ment. Le mal étoit fait d’avance ; elle n’a plus rien à risquer.

N. À merveille ! Auteurs érotiques venez à l’école : vous voilà tous justifiés.

R. Oui, s’ils le sont par leur propre cour & par l’objet de leurs écrits.

N. L’êtes-vous aux mêmes conditions ?

R. Je suis trop fier pour répondre à cela, mais Julie s’étoit fait une regle pour juger les Livres ; si vous la trouvez bonne, servez-vous-en pour juger celui-ci. On a voulu rendre la lecture des Romans l’utile à la Jeunesse. Je ne connois point de projet plus insensé. C’est commencer par mettre le feu à la maison pour faire jouer les pompes. d’après cette folle idée, au lieu de diriger vers son objet la morale de ces sortes d’ouvrages, on adresse toujours cette morale aux jeunes filles [1], sans songer

  1. Ceci ne regarde que les modernes Romans Anglois
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