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iz DU CONTRAT SOCIAL. ils liés au pere qu’aussi longtemps qu’ils ont besoin de lui POUF SC CORSCPVCI`. Sltbt ql.l€ CC b€SOlI'l C€SSC, i€ il€l'l I13t.ll`€i se dissout (1). Les enfants, exempts de l’obéissance qu’ils devaient au pere, le pere, exempt des soins qu’il devait aux enfants, rentrent tous également dans l’indépendance. S’ils continuent de rester unis, ce n’est plus naturellement, c’est volontairement; et la famille elle·méme ne se maintient que par convention (2). ‘ Cette ilbCI`Ié COlT1H'lLll'1€ est UUE C0l'lSé(]Ll€l`lC€ dc la I`1&t.1I`€ de l’homme (3). Sa premiere loi est de veiller A sa propre conservation, ses premiers soins sont ceux qu’il se doit it luiméme; et sitot qu’il est en age de raison, lui seul étant )l.1g€ des IIIOYCHS pI`OpI`€S 5. le C0l’lS€I`V€I‘, devient PHP ih SOD PFOPFC ITl&lU‘€. La famille est donc, si l’on veut, le premier modele des (i) Houses, De Cive, chap. vm. -— Le droit sur les bétes s’acquiert de la meme facon que sur les hommes, A savoir, par la force et par les puis- sances naturelles. Id.,chap.1x. - Le droit de nature veut que le vainqueur soit maitre et seigneur du vaincu. D’oi1 s’ensuit que par le meme droit un enfant est sous la domination immediate de celui qui le premier le tient en sa puis- sance. Or est-il que l’enfant qui vient de naitre est en puissance de sa mere avant qu’en celle d’aucun autre, de sorte qu’elle Ie peut élever ou l’exposer, ainsi que bon lui semblc et sans qu’elle en soit responsable A personne. Si, par le contrat de mariage, Ia femme s‘oblige A vivre sous la puissance de son mari, les enfants communs seront sous la domination paternelle A cause que cette meme domination étant déja sur la mere... Locxs, Gouvernement civil, chap. v. — Lorsqu’il est parvenu A cet état qui a rendu son pere homme libre, le fils devient homme libre aussi. (2) Locits, Gouvernement civil, chap. v. Du pouvoir paternal. — ll y a apparence que le gouvernement du pere ffit établi par un consentement expres ou tacite des enfants. (3) Gaorius, Du Droit de la guerre et de la paix, liv. Ill, chap. v. — Quoique le pouvoir paternel soit tellement personnel et attaché A la rela- tion de pere qu’il ne peut en etre séparé ni transporté it autrui, cependant, A en juger par le droit naturel tout seul et indépendamment de la défense des lois civiles, rien n’empeche qu’un pere n’engage et ne vende meme, s’il Ie faut, son propre fils lorsqu’il ne trouve pas d’autre moyen de le faire subsister. En effet la nature meme est censée donner droit de faire tout ce sans quoi on ne peut obtenir une fin qu’elle preserit... Amsnson Sinner, Discours sur le Gouvernement, chap. n, section zo. - Tous les hommes du monde étant nés également libres, il ne faut pas imaginer que les uns soicnt d’humeur A résigner ce qui leur appartient si les
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