Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/174

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VIII


Nous suivions encore des yeux le raisin évocateur, quand Rao parut, conduisant ses esclaves chargés d’un objet volumineux de forme assez allongée.

À côté du groupe, Fogar, le fils aîné de l’empereur, marchait silencieusement, tenant dans sa main droite une magnifique fleur violette dont la tige se hérissait d’épines.

Le nouveau fardeau fut mis à la place habituelle, et Fogar resta seul en surveillance pendant que les autres s’éloignaient rapidement.

L’objet, librement exposé au clair de lune, n’était autre qu’un lit très primitif, sorte de cadre peu confortable orné d’une foule d’attributs hétéroclites.

À droite, fixé derrière la partie surélevée faite