Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/200

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IX


Le lendemain, Norbert Montalescot nous éveilla au petit jour.

Vêtus à la hâte, nous prîmes en troupe compacte le chemin de la place des Trophées, goûtant voluptueusement la fraîcheur relative due à l’heure matinale.

Prévenus aussi par Norbert, l’empereur et Sirdah débouchèrent en même temps que nous sur l’esplanade. Délaissant son accoutrement de la veille, Talou avait arboré sa tenue habituelle de chef indigène.

Norbert nous appela vers la logette où Louise avait passé toute la nuit au travail. Debout aux premières lueurs de l’aube, il était venu prendre les ordres de sa sœur, qui, élevant la voix sans se