Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/216

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caractères français. Stimulé par la crainte d’un nouvel échec, il se mit à réciter attentivement sa bizarre leçon en fredonnant l’air à mi-voix, pendant que je suivais chaque ligne syllabe par syllabe, prêt à relever la moindre erreur ou à souffler tel fragment oublié.

La foule, abandonnant la place des Trophées, s’était lentement répandue dans Éjur, et, peu distrait par ma besogne purement mécanique, je ne pouvais m’empêcher de songer, dans le grand silence matinal, aux multiples aventures qui depuis trois mois avaient rempli ma vie.