Page:Ruskin - Sésame et les lys.djvu/139

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SÉS.·xMe 137 vait en obtenir dans les magasins, ce qui, en fait, était très peu de chose.Le défunt et son fils avaient coutume de travailler nuit et jour pour tâcher d’ar- river à avoir un peu de pain et de thé, à payer la chambre (2 shillings par semaine) de manière à vivre en famille à la maison. Vendredi soir, le dé- funt se leva de son banc et commença à frissonner. Il jeta àterre ses bottes en disant: «ll faudra qu’un autre les finisse quand je serai mort, car je n’en peux t plus. » ll n’y avait pas de feu et il dit: « J’irais mieux si j’avais chaud. >> Le témoin prit donc deux paires de bottes remises à neuf (î) pour les vendre au magasin, mais il ne put avoir que 14 pence des deux paires, car on lui dit au magasin: « Il faut que nous—ayons notre bénéfice. » Le témoin acheta ré livres de charbon, un peu de thé et de pain; son üls resta debout toute Ia nuit pour faire les « raccom- modages » afin d’avoir de Fargent, mais Ie défunt mourut le samedi matin. La famille n’a jamais eu e suffisamment à. manger. Le coroner : « Il me paraît déplorable que vous ne soyez pas entrés à Phospice. » Le témoin : « Nous avions besoin des conforts de · notre petit chez nous. » Un juré demanda ce qu’é-

taient les conforts, car il voyait seulement un peu

e de paille dans Pangle de la chambre dont les fenê-

 tres étaient brisées. Le témoin se mit à pleurer, et

Ã'; jdit qu’ils avaient un couvre-pieds, et d’autres peti-

 tes choses.Le défunt disait qu’il ne voudrait jamais
  • s§ ` (1) « Une des choses que nous devons nous acharner à obtenir
 ;[)0l1I' le bidll de ÈOIIÈCS les classes d&DS DOS pl‘0gl'8.IIlll18S f\1i.L1î‘S,C'€Bli

Mi que dans aucune on ne (porte d’objet d’habillement remis à neuf. t ·_ 01r la preface. » (Note e lauteur.) É , 9-

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