Page:Ruskin - Sésame et les lys.djvu/179

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LES LYS I77 au milieu de l’impuissance, de Faveuglement et de la soif de vengeance des hommes, comme un doux ange, apportant le courage et le salut par sa pré- sence et déjouant les pires ruses du crime par ce qu’0n s’imagine le plus manquer aux femmes, la précision et l’exactitude de pensée. 58. ()bservez,ensuite, que, parmi toutes les prin- cipales figures des pièces de Shakespeare, il n’_y a qu’une femme faible -— Ophélie; et c’est parce qu’elle manque à Hamlet au moment critique et - n’est pas, et ne peut pas être, par sa nature, un guide pour lui quand il en a Lbesoin, que survient l’amère catastrophe. Enfin, bien qu’il y ait trois types méchants parmi les principales figures de · femmes -— Lady Macbeth, Regan et Goneril -- nous sentons tout de suite qu’elles sont de terribles exceptions aux lois ordinaires de lavie ; et, làencore, l néfastes dans leur influence en proportion même de ce qu’elles ontabandonné du pouvoir d’action bien·- faisante de la femme. Tel est, à grands traits, le témoignage de Shakespeare sur la place et le carac- · tère des femmes dans la vie humaine. Il les représente comme des conseillères infailliblement fidèles et sages -— comme des exemples incorruptiblement justes et purs — toujours puissants pour sanctifier, Q même quand elles ne peuvent pas sauver. i , _ 59. Non pas qu’il lui soit, en aucune manière, l comparable dans la connaissance de la nature de · l, · l’homme, -—- encore moins dans Pintelligence des `jcauses et du cours dela destinée,—mais se_ulement_ ‘ parce qu’il est l’écrivai·n qui nous aouvert le plus , A- large 'aperçu sur les conditions et la mentalité

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