Page:Ruskin et la religion de la beauté.djvu/69

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CHAPITRE III
La franchise.


L’homme qui fît de telles choses est un homme souriant jusque dans ses douleurs, sympathique jusque dans ses tyrannies, noble jusque dans ses haines. Nous l’avons vu en extase, comme un personnage de l’Angelico, dans une prairie, ébloui par les fleurs. Nous l’avons vu combattant, comme un personnage de Michel-Ange, arrêtant, de ses muscles raidis, l’effort de toute une foule. Regardons-le maintenant, comme on regarde une figure d’Holbein, au repos, si calme qu’on peut compter toutes ses rides même les plus minuscules, si ouverte qu’on peut les lire, même les plus entrecroisées. Peut-être qu’en le considérant dans sa vie privée, dans ses rapports immédiats et personnels, nous trouverons que de celui-là aussi Dante eût pu dire : « Et si le monde savait quel cœur il eut, après l’avoir beaucoup loué il le louerait plus encore.... »

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