Page:Ségur - Jean qui grogne et Jean qui rit.djvu/312

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Les camarades de Jean étaient tous de braves et honnêtes serviteurs. Barcuss était aimé et respecté de ses camarades et de tous ceux qui avaient des relations intimes avec ses maîtres. Il se chargea d’achever l’éducation négligée de Jean. Il lui donna les habitudes régulières qu’il n’avait pas eues jusque-là.

Le pauvre petit Roger aidait, sans le savoir, au perfectionnement de Jean. Il le demandait souvent et lui témoignait de l’amitié ; la vue de ses souffrances, supportées avec tant de douceur, de patience, de courage, faisait une profonde impression sur le cœur aimant et sensible de Jean. Les visites quotidiennes de M. Abel, ses bons conseils, sa constante bonté développèrent aussi l’esprit et les idées de Jean. Il comprit mieux sa position vis-à-vis de ses maîtres ; il leur témoigna plus de respect, de déférence.

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