Page:Ségur - Un bon petit diable.djvu/382
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Effectivement, le lendemain à neuf heures, Marianne et son mari arrivaient chez Charles et Juliette au moment où ces derniers rentraient de la messe et commençaient leur déjeuner. Marianne courut embrasser Juliette, qui la serra tendrement dans ses bras.
Tu sais tout maintenant, Marianne. Tu comprends l’obstination de Charles à ne pas vouloir se marier, et la mienne de ne pas vouloir m’en séparer. Charles craignait ton opposition, et moi, je songeais si peu à la possibilité de me marier et d’être la femme de Charles, que je n’avais d’autre pensée que de rester près de lui, n’importe à quelles conditions.
Je comprends et j’approuve, tout, ma bonne