Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 1.djvu/377

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2. — DE MADAME DE SÉVIGNÉ Ã MÉNAGE.

C’est vous qui m°avez appris à parler de votre amitié comme d`une pauvre défunte, car pour moi, je ne m°en serois jamais avisée, en vous aimant comme je fais. Prenez-vous-en donc à vous de cette vilaine parole qui vous a déplu, et croyez que je ne puis avoir plus de joie que de savoir que vous conservez pour moi l`amitié que vous m`avez promise, et qu’elle est ressuscitée glorieusement. Adieu.

Marie Chantal.

Jeudi.

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3. — DE MADAME DE SÉVIGNÉ À MÉNAGE[1]

IL y a trois semaines que je vous écrivis et vous envoyai trois ou quatre lettres de recommandation pour l’affaire de M. Levasseur. J`adressai le paquet droit chez vous, et comme je n’en ai point eu de réponse, j’en suis en peine et meurs de peur qu’il n’ait été perdu. Vous pouvez m’ôter d”inquiétude avec deux mots de votre main. Vous n’en aurez pas davantage pour aujourd’hui ; croyez seulement que je suis toujours la plus fidèle de vos servantes,

M. de Rabutin Chantal.


La suscription de ce billet est : À Monsieur, Monsieur Ménage.

  1. Lettre 3 (revue sur l’autographe). ·— Rien n’indique non plus la date de ce billet. Nous ignorons quelle est cette affaire de M. Levasseur dont il y est parlé.