Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 1.djvu/380

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1646 Donner à filer la poupèe[1],
Où Madame n’est point trompée ;
Car on rend ribaine-ribon,
Plus qu’elle ne donne, dit-on.
L’ordre vouloit ribon-ribaine[2],
Mais d`ordre se rit notre veine ;
Et pour rimer à ce dit-on,
Elle renverse le dicton[3]

5 — DU COMTE DE BUSSY RABUTIN À MADAME DE SÉVIGNÉ[4]

À la fin de cette campagne, je l’écrivis à la marquise de Sévigné, moitié vers et moitié prose.

Du camp de Hondscotte, ce 21e octobre 1646.

À vous qui aimez les détails, Madame, je m’en vais

  1. En termes de iîleuse, on nomme poupée, le paquet d’étoupe
    ou de Iilasse dont on garnit le fuseau.
  2. « lfi60n—r·i6aine, facon de parler adverbiale et populaire, qui
    signifie ôan gré mal gré. » (Dictionnaire de l’Académie françoise
    de 1694.)
  3. Le Supplément aux Mémoires et Lettres de Bussy, où cette épître a été imprimée d’a.ord, sur l’origi.ua.l peut-être, ou du moins sur une copie différente de celle de Bussy que nous avons suivie, offre, sans parler des fautes et des omissions, un certain nombre de variantes, dont quelques-unes pourraient bien être le vrai texte. Ainsi, au premier vers :
    Salut à tous gens de campagne ;
    À la fin du discours du curé :
    Pour tous Nosseigneurs ses ancêtres ;
    Vers la fin :
    Où Madame n’est point dupée,
    Et au dernier vers :
    Elle renverse le ribon.
  4. Lettre 5. — 1. Nous avons vu de cette lettre deux copies de la