Page:Sévigné Lettres édition Capmas 1876 tome 1.djvu/29

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INTRODUCTION. 13 au milieu de laquelle se trouvait le début du fragment, et ne s’arrêtait qu’à la fin de celle au milieu dela- quelle il finissait, pensant sans doute pouvoir, au besoin, invoquer pour excuse le fameux adage, dont on fait si souvent abus, ce gui est de trop ne gâte rien. Cette idée malencontreuse,iqu`11ne collation, même rapide, mais qui par malheur nla pas été faite, —-· on 11`en trouve en effet de trace nulle part dans le manu- scrit, —- aurait pu facilement redresser, a eu et devait avoir nécessairement les plus fâcheuses conséquences. Il en résulte naturellement qu°asSez souvent, entre deux fragments, que rien déjà ne distingue l’un de l'autre, se trouvent intercalées et comme enchâssées deux portions de phrase, une lin et un commence~ ment, sans que rien absolument fasse reconnaître à quel fragment chaque portion appartient, pas plus qu'au·- cune indication n`apprend de quelle lettre chaque frag- ment a été tiré, ni ou il commence, ni où il finit. Ces fautes et ddautres encore, qu°une étude très- attentive du manuscrit de Grosbois nous a permis de constater, et sur lesquelles nous reviendrons plus loin, ont été, pour les derniers éditeurs de Mme de Sévigné, _ la source d`erreurs nombreuses, presque toutes abso-

 lument inévitables, et qui auraient pu devenir défini-

tives et corrompre pour toujours d`une manière bien malheureuse un texte qui n`avait déjà dans le passé subi que trop d'atteintes. Nous dirons bientôt comment et par quelle bonne fortune ces erreurs pourront être réparées. ( Pour le moment, faisons remarquer que ces défauts

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