Page:Sainte-Beuve - Poésies 1863.djvu/130
La bibliothèque libre.
120 POESIES
Ainsi parlait la voix dans mon àmc oppressée ;
Kt moi, silencieux, écoutant ma pensée,
Par degrés je sentais la irUosse arriver ;
Oubliant do jouir, j’étais près de rêver ;
Quand Kilo, tout à coup reposée et légère,
Honteuse d’avoir fui la valse passagère,
Reprit son éventail tombé surines genoux,
Kl m’en frappa, disant : « A quoi donc pensez-vous ? »
Kt je revins à moi ; ma main saisit la sienne,
Kl je revis ses yeux, sa grâce italienne,
Son beau sein si brillant dans le noir du satin ; —
Kl nous valsions encor quand parut le matin.
L’ATTENTE
IMITI ; ni : sciiir.r.Kit.
. La grille s’ouvre ! il est bien l’heure ;
J’entends comme un verrou crier,..
Non ; c’est un jonc qu’un sonflle effleure ;
C’est la brise du soir qui pleure
Dans des branches de coudrier.
Oh ! pour mieux recevoir ma jeune bien-aimée,
Feuillage, embellis-toi ; fleurissez, verls gazons ;
Derceaux, pour mieux couvrir sa pudeur emflamni.ee,
Kn alcôve entr’ouvrez vos discrètes cloisons ;