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DE JOSEPH DEEORMG. 121»
ITALIE
A monami Vaut F,,… (FOUCHER).
0 utii campi !
Kl.pourtant le bonheur m’aurait été facile !
Que le sort aussi bien n’a-t-il jeté mes pas
Au rivage d’Olrante, aux plaines de Sicile,
Aux bosquets de Peslum que je ne verrai pas(l) !

Là, de nuit sur un roc, et de jour sous l’ombrage,
Rêveur et nonchalant, couché comme un pasteur,
Loin de l’humain troupeau qu’a dispersé l’orage,
J’aurais aimé du ciel mesurer la hauteur.

J’aurais aimé le Ilot de ces rives fécondes,
Les citrons dans la haie où le ramier s’endort,
Quelques vapeurs dans l’air comme de blanches ondes,
Kt les’astres au lac comme des graviers d’or ;

Kt les chants du pêcheur, fils d’une noble race,
Fort cl vêtu de peaux, tel qu’un ancien Sabiu,
Et la vierge, au front brun, au marcher plein de grâce,
Qui pend sa robe au myrte et descend dans le bain.

(I) H n’y a plus de .bosquets à Peslum, il y a d’admirables colonnes debout se.dessinant sur le plus beau ciel, cl des ronces au bas, des reptiles, cl la fièvre ta moitié de l’année : mais Joseph flçlormc voyait Peslum
en idée d’i milieu de sa plaine de Monlrouge.