Page:Sainte-Beuve - Poésies 1863.djvu/369

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


CONSOLATIONS. 47

XI

SONNET

Fallentif semila ritx,

HOBACK.

Un grand chemin ouvert, une banale route
À travers vos moissons ; tout le jour, au soleil
Poudreuse ; dont le bruit vous ôte le sommeil ;
Où la rosée en pleurs n’a jamais une goutte ;

— Gloire, à travers la vie, ainsi je te redoute.
Oh ! que j’aime bien mieux quelque sentier pareil
A ceux dont parle Horace, où je puis au réveil
Marcher au frais, et d’où, sans être vu, j’écoute !

Oh ! que j’aime bien mieux dans mon pré le ruisseau
Qui murmure voilé sous les fleurs du berceau,
Qu’un fleuve résonnant dans un grand paysage !

Car le-fleuve avec lui porte, le long des bords.
Promeneurs, mariniers ; et les tonneaux des ports
Nous dérobent souvent le gazon du rivage.

Saint-Maur, août 1829.

48 LES GO.NSOLATIO.NS

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils