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D’AOUT. 255
Au sombre fond des pins cette douceur unie
Des saules en cordon, feuillage pâle et bleu ;
En Toyant ces épis sous des rayons de feu,
Ou blonds, ou d’or ardent et la tête brunie,
Ou verts de tige encor, toute une onde infinie,
Et que demain la faux nivelle d’un seul jeu ;
En voyant, Emmenthal (1), verdoyer ta vallée,
Et luire au grand soleil, épaissie, émaillée,
Cette herbe la plus tendre au regard qui s’y prend,
Je pensais : Que ne puis-je ainsi peindre en mon style !
Comme on dirait alors : Sa nuance est facile !
Conmie on dirait de m^ : Son art est transparent !
A J.-J. AMPÈRE
« MoTemur eaim nescio quo fMCio locis ipsit,
in qttibus eorum quos diligimus aut adiniramur
■dsunt vestigia. »
CicÉaon, De Leçibut^ U, 1. (Cest AUiciu
qui parle.)
« Eat quidon, ini Lucili, tupistis et nejçligena
qui in amici memoriam ab aliqua regione admnnilus reducitur : tamen repoaitum in animo
noslro deaiderivm loca inlerdum famitaaria
evocaati »
Sénéque i Luctiiua (Lettre 4»’).
•» Les lietilL sont beaux et grands ; ils parlent un langage
A d’abord étonneri à remt>lir sans partage^
(1) V Emmenthal t riche portion du canton de Demc ;
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