Page:Sainte-Beuve - Poésies 1863.djvu/619

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


ET SOXNRTS. 207

SONNET

Un cœur ji mAr en.un sein verdelet.

Ces jours derniers dans les airs, la Nature
Avait encor je ne sais quelle aigreur,
Qui sous réclat d’Avril, comme une erreur,
Faisait obstacle à Pentière verdure.

Trop jeune cœur et beauté trop peu mûre
Sous leur soleil ont aussi leur verdeur :
Pour l’adoucir et la fondre en ardeur,
Que faut-il donc ? quelle heure est 1» plus sûre ?

Mais, l’autre soir, un nuage expiré
Cède soudain : la Nature a pleuré,
Et d’une pluie elle s’est attendrie ;

Le Printemps règne. — Ainsi, fière Beauté,
Qu’un seul pleur tombe en ta jeune âpreté,
Et ce n’est plus qu’amour et rêverie.

SONNET

A PHILOTHÊE (i)

Pourquoi, dans Tamitié, vouloir donc que Tami
Se moule à notre esprit, en épouse Fidéc,

(1) On est trés-convertisseur et très-préchcur aux alentours du I.ac de
Genève et dans le Canton de Vaud.

 :ÇOTES

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils