Page:Satyricon.djvu/395
La bibliothèque libre.
Cette page n’a pas encore été corrigée
Longtemps avant La Monnoye, Clément Marot avait imité la même épigramme dans son style naïf et badin : Anne, par jeu, me jeta de la neige, Que je cuidois froide certainement : Mais c’étoit feu, l’expérience en ai-je, Car embrasé je fus soudainement. Puisque le feu loge secrètement Dedans la neige, où trouverai-je place Pour n’ardre point ? Anne, ta seule grâce Esteindre peult le feu que je sens bien, Non point par eau, par neige, ne par glace, Mais par sentir un feu pareil au mien.
FIN DES NOTES.
Paris. — Imprimerie de P. -A. BOURDIER et Cie, rue Mazarine,