Page:Saune - De l’élevage du poulain.djvu/19

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 19 —

Le produit sevré devra forcément recevoir une nourriture d’excellente qualité ; le foin seul est peu nutritif.

L’avoine, l’orge et les fèves trempées sont des substances on ne peut plus favorables pour l’entretien du jeune poulain. Les repas devront être composés d’aliments divers afin de prévenir le dégoût, maintenir l’appétit et donner aux jeunes élèves une bonne constitution. Cette nourriture est de toute rigueur pour nos poulains ; à cette période, privés du lait qui était, on peut le dire, leur unique alimentation, la poitrine reste stationnaire, le ventre se développe et les membres se dévient ; les coudes tendent à s’appuyer contre la cage thoracique, les rotules sont rejetées en dehors par le ventre ; de ces conséquences, il résulte que l’on a des poulains panards, faibles, peu agréables à l’œil.

Je n’insiste pas sur ce dernier point, car nous reviendrons sur ce sujet dans la suite.


SECONDE PÉRIODE


Élevage de six mois à deux ans et demi.


C’est à la fin de la belle saison que les poulains sont sevrés. Ils sont privés dès ce moment de l’usage du lait, d’une partie de la liberté et du régime du vert. Le régime des élèves change presque complètement. Par suite de ce changement dans l’alimentation, l’économie de nos poulains subit diverses modifications. À ce sujet, je n’ai qu’à rapporter ici ce qui a été dit par notre professeur M. Lafosse, dans le Journal vétérinaire : « C’est une chose bien digne