Page:Schiller - Le Nécromancien ou le Prince à Venise, tome premier.djvu/17

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dons-lui une explication. Nous parcourons successivement tous les coins de la place de Saint-Marc : c’est en vain ; notre masque ne se trouve plus.

Intrigués de cette aventure, nous retournons à l’auberge. Le prince marchait en silence à côté de moi ; il paraissait agité et dans un combat violent ; c’était bien là, en effet, la disposition de son ame, comme il me l’a avoué dans la suite. Nous arrivons à la maison : N’est-il pas bien ridicule, me dit-il, que le repos d’un homme de bon sens puisse être troublé par deux mots sortis de la bouche d’un insensé ? Nous nous souhaitons le bon soir, et en rentrant dans ma chambre j’eus soin d’inscrire sur mes tablettes l’heure