Page:Schiller - Le Nécromancien ou le Prince à Venise, tome premier.djvu/19

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sourire. Il y avait foule sur la place lorsque nous arrivâmes. Nous n’y avions pas fait trente pas, lorsque j’aperçus l’Arménien, qui, perçant la foule avec empressement, paraissait chercher quelqu’un des yeux. Nous allions l’atteindre, lorsque le baron de F…, de la suite du prince, arriva auprès de nous, hors d’haleine, et remit une lettre au prince : Elle est cachetée de noir, lui dit-il ; nous avons cru qu’elle était pressante. Le prince s’approcha d’un flambeau, et après en avoir lu les premières lignes… Mon cousin est mort ! s’écrie-t-il. — Quand ? demandai-je avec précipitation. Il regarde une seconde fois la lettre. — Jeudi passé, à neuf heures. —

Nous n’avions pas encore eu le