Page:Schiller - Le Nécromancien ou le Prince à Venise, tome premier.djvu/25

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trouvaient là se réunirent en groupe dans un coin de la salle ; après quoi, sortant l’un après l’autre, il ne resta plus que nous deux, l’Espagnol et quelques Français. Vous êtes perdu, mon prince, dirent ceux-ci, si vous ne quittez pas la ville à l’instant : le Vénitien que vous avez maltraité est riche ; pour cinquante sequins il vous fera assassiner. L’Espagnol et les Français s’offrirent de nous accompagner jusqu’à l’hôtel. Nous délibérions sur ce que nous avions à faire, lorsque la porte s’ouvrant, nous voyons entrer quelques officiers de l’inquisition d’état. Ils nous présentent un ordre du gouvernement, et nous invitent à les suivre sur-le-champ. On nous conduit jusqu’au canal, sous une forte