Page:Schiller - Le Nécromancien ou le Prince à Venise, tome premier.djvu/31

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toujours de rendre suspectes les vues de celui qui venait de se retirer. Il pleuvait de toutes parts des billets doux ; on offrait de lui confier des secrets importans : chacun, à sa manière, cherchait à se faire valoir. Il ne fut plus question de ce qui s’était passé à l’inquisition d’état. La cour de ***, désirant que le départ du prince fût retardé, différens banquiers reçurent l’ordre de lui faire des remises considérables. Il se vit, en quelque sorte, forcé de prolonger son séjour en Italie, et à sa prière je consentis à y rester avec lui.

Dès qu’il fut assez bien pour sortir, son médecin lui conseilla de prendre l’air, et l’engagea à faire, le long de la Brenta, une prome-