Page:Schiller - Le Nécromancien ou le Prince à Venise, tome premier.djvu/33

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varié. Le ciel était pur ; des jardins délicieux, un nombre infini de maisons de campagne décoraient les bords charmans de la Brenta. Derrière nous une forêt de mâts et les hautes tours de Venise s’élevaient majestueusement au-dessus des eaux ; tout le tableau était ravissant. Nous goûtions avec délices les charmes qu’une nature si belle répandaient autour de nous ; nos sensations s’élevèrent insensiblement au ton de ces scènes riantes ; une gaîté douce présidait à nos propos : le prince lui-même, quittant son sérieux ordinaire, prenait une part active à nos plaisanteries et à nos jeux. Nous étions à environ deux milles de distance de la ville ; les sons d’une musique gaie viennent