Page:Schiller - Le Nécromancien ou le Prince à Venise, tome premier.djvu/56

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On tira les verroux comme la première fois.

En entrant dans la salle, nous trouvâmes, tracé avec du charbon, un grand cercle qui pouvait aisément nous contenir tous : nous y entrâmes. Tout autour on avait enlevé les briques du parquet, de manière que nous paraissions être dans une île. Un autel couvert d’un drap noir était placé sur un tapis de satin rouge, exactement au milieu du cercle. Sur cet autel étaient une tête de mort, une bible chaldaïque ouverte, et un crucifix d’argent. Au lieu de bougies, brûlait de l’esprit-de-vin dans une capsule aussi d’argent. Une épaisse vapeur d’encens obscurcissait la salle, et étouffait presque la lu-