Page:Schwob - Mœurs des diurnales, 1903.djvu/117

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(francois coppée, de l’Académie Française, cité par L. Dugas : Essai sur le Rire.)


Les doigts fuselés vivent dans le bleu.

(Le Figaro, 27 déc. 1902.)


Mais cela ne l’empêche pas de parler : elle parle comme un moulin tourne. Tous ceux qui s’approchent d’elle essuient le feu de sa torrentielle conversation.

(Le Figaro, 28 déc. 1902.)


Il a vu que le vent soufflait dans les voiles de M. Combes : il est entré dans le courant et le voila par terre.

(Le Gaulois, 5 Janvier 1903.)


Depuis ce jour mémorable, tous les ans à pareille date, des masques et des travestis bizarres parcourent la ville, dans la soirée, en criant, non sans avoir, au foyer, mangé la dinde traditionnelle qui rappelle les canards libérateurs, nouvelles oies du Capitole.

(Le Gaulois, 11 déc. 1902.)


Avant de jucher Gordon pacha sur un chameau, les Anglais auraient pu se souvenir qu’à Paris, sur le Pont-Neuf, Henri IV est à cheval et non à califourchon sur une poule au pot, animal qui l’a rendu pourtant bien plus célèbre…

(Le Gaulois, 8 nov. 1902.)