Page:Schwob - Mœurs des diurnales, 1903.djvu/135

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DE LA GRAMMAIRE ET DE LA SYNTAXE


Aujourd’hui que les journaux ont six pages qu’il faut remplir entre dix heures et demie et minuit (quand il n’y a pas de « première »), on ne saurait polir ni repolir son ouvrage ou le remettre vingt fois sur le métier. On ne peut se coucher avant trois heures du matin, ni décemment se lever avant midi, à moins d’exécution capitale, d’arrestation sensationnelle, de perquisition à six heures du matin, ou de duel, choses auxquelles vous êtes tenus d’assister.

Déjeuner à une heure et demie. Rendez-vous personnels et intimes de trois à cinq. De cinq à sept et demie, visites à faire ou à recevoir — un tour au Napolitain. Passer le smoking et dîner à huit heures et demie. Il n’y a personne au journal avant dix heures et demie et il serait de mauvais ton d’y arriver le premier. Reste une heure et demie