Page:Schwob - Mœurs des diurnales, 1903.djvu/144

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Sur l’art :

Pour faire une œuvre d’art, la matière première ne suffit pas : il faut un artiste.

(Le Gaulois, 10 novembre 1903.)


Sur la sincérité de l’œuvre d’art :

Avec sa conscience ordinaire, l’artiste tient à faire une œuvre sincère. Dans ce but, il a désiré peindre ses portraits d’après nature.

(Le Figaro, 23 octobre 1902.)


Sur la vérité :

Il faut concentrer sa vue sur la scène, et, pour l’illusion, il faut oublier qu’on est dans une salle de spectacle, disent les partisans des salles sombres. La vérité est peut-être dans le « milieu ». C’est d’ailleurs la place qu’elle préfère.

(Le Gaulois, octobre 1902.)


Sur les devoirs filiaux :

Et, songeant a la Course au flambeau, j’ai presque envie d’ajouter que les parents n’ont d’ailleurs pas grand’chose à attendre de leurs enfants.

(Le Figaro, 11 novembre 1902.)


Sur la folie :

Quand on est la femme d’un fou, on n’est jamais sûre de ne pas être étranglée.

(Le Figaro, 11 novembre 1902.)