Page:Schwob - Mœurs des diurnales, 1903.djvu/174

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


comme dit La Bruyère, il est incompréhensible ; et s’il paraissait tel au dix-septième siècle, combien doit-il l’être plus encore au vingtième ! Quand même on réduirait à notre orthographe la bizarrerie de ses mots. Car de le lire dans une édition ancienne, il n’y faut plus songer. Ainsi que me le disait l’autre jour un de nos meilleurs ironistes, ces s faits en manière d’f le font siffler si bien, si fort, et si longtemps qu’il n’entend plus ce qu’il lit. Soyons de notre temps ; Rabelais n’en est plus et vous en êtes. Certes, le public n’est pas ennemi d’une douce gaîté ; mais mieux vaut être égrillard que gaulois, qui sent les grossières joies de nos pères. Croyez que nos mœurs ont autant de bon et que même les « délicats » se laissent aller parfois au charme qui séduit les autres.

Voici ce qu’on peut donner aux lecteurs du Temps, dans le feuilleton du lundi :


L’acte qui suit, Œdipe voit, de M. Kistemacker, est une fantaisie quelque peu longue, mais semée d’amusants détails. Elle nous montre un faux aveugle assistant à la toilette d’une jolie femme qui ne se méfie pas et nous faisant profiter des charmantes découvertes qu’il fait sur la personne de la dame. Comme Mlle Car-