Page:Schwob - Mœurs des diurnales, 1903.djvu/88

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gens m’ont faite encore. La chose est innocente. Voyez plutôt.

Il ne prit pas cette fois (notez le point) le Moniteur de l’Empire et d’un geste galant offrit l’objet. Mais l’objet lui fondit dans les doigts.


Il est en pleine pâte !


hurla le chœur.

— Elle est forte, mes enfants, dit Notre Maître, mais bien préparée. C’est de la bonne grosse farce de nos pères. Diables de gens ! ils avaient le goût salé. Eh bien, voyez-vous, au fond : un journal ça a son utilité, ça sert. Hein ? C’est toujours bon à ça, comme dit l’autre. Sacré Brandebran ! J’ai ri, tout de même. Tenez, j’en perds mes lunettes. Ah ! le journal, mes enfants, le journal !