Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 3.djvu/127

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


MACBETH

— Quant à nous, nous nous mêlerons à la société, — comme l’hôte le plus humble. — Notre hôtesse gardera sa place d’honneur ; mais, en temps opportun, — nous irons lui demander la bienvenue.

LADY MACBETH

— Exprimez pour moi, sire, à tous nos amis — ce que dit mon cœur : ils sont les bienvenus.


Le premier assassin paraît à la porte de la salle.


MACBETH

— Vois, ils te répondent par un remercîment du cœur… — Les deux côtés sont au complet. Je vais m’asseoir ici, au milieu. — Faisons des largesses de gaieté ; tout à l’heure, nous boirons une rasade — à la ronde…

Bas, à l’assassin.

Il y a du sang sur ton visage.

L’ASSASSIN, bas, à Macbeth

— C’est celui de Banquo alors.

MACBETH

— Il est mieux sur toi que dans ses veines. — Est-il expédié ?

L’ASSASSIN

— Monseigneur, il a la gorge coupée ; j’ai fait cela pour lui.

MACBETH

— Tu es le meilleur des coupe-gorges. Il est bien bon pourtant — celui qui en a fait autant pour Fléance. Si c’est toi, — tu n’as pas ton pareil.

L’ASSASSIN

Très-royal seigneur, — Fléance s’est échappé.

MACBETH

— Voilà mon accès qui revient : sans cela, j’aurais été