Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1869, tome 6.djvu/315

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SCÈNE XXIII. 317

DIANA.

— Et c’est celui que je lui ai donné, étant au lit.

LE ROI.

— 11 est donc faux que vous le lui ayez jeté - d’une fenêtre ?

DIANA.

J’ai dit la vérité.

Entre Paroles.

BERTRAND, au roi.

— Monseigneur, j’avoue que cet anneau était à elle.

LE ROI.

— Vous balbutiez singulièrement : une plume vous effare…

Montrant Paroles à Diana.

— Est-ce là l’homme dont vous parlez ?

DIANA.

Oui, monseigneur.

LE ROI, à Paroles.

— Parlez, faquin, mais parlez franchement, je vous l’ordonne, — et ne craignez pas la colère de votre maître, — je la détournerai de vous, si vous vous montrez loyal. — Que savez-vous de lui et de cette femme ? —

Il montre le Comte et Diana. PAROLES. N’en déplaise à Votre Majesté, mon maître s’est toujours conduit en gentilhomme honorable  ; il a fait ses farces, comme tous les gentilshommes.

LE ROI.
Allons, allons, au fait ! A-t-il aimé cette femme ?

PAROLES.

Ma foi, sire, il l’a aimée. Après ?

LE ROI.

Comment l’a-t-il aimée ?