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SCENE Vlll.
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la main soudaine de la mort me ferme les yeux ! — Désormais mon cœur est dans ta poitrine ! *
Il cause tout bas avec— Et à moi, ma mie ? À moi que direz-vous ?
ROSALINE.
— Il faut aussi vous purifier ; car vous êtes gangrené de péchés ; — vous êtes perclus de fautes et de parjures.
— Si donc vous voulez obtenir ma faveur, — vous passerez douze mois, sans vous reposer, — à veiller au chevet douloureux des malades.
DU MAINE, à Catherine.
— Et à moi, ma mie ? et à moi ?
CATHERINE.
— A vous une femme ? .. De la barbe, une bonne santé, et de l’honneur, — voilà les trois choses que je vous souhaite avec une triple tendresse.
DU MAINE.
— Oh ! puis-je vous dire : merci, ma gentille femme ?
CATHERINE.
— Nenni, monseigneur. Je veux être un an et un jour
— sans écouter les paroles des soupirants à l’air doucereux. — Revenez quand le roi reviendra près de la princesse ; — alors, si j’ai beaucoup d’amour, je vous en donnerai.
DU MAINE.
— Je serai jusque-là votre serviteur fidèle et loyal.
CATHERINE.
— Mais ne le jurez pas, de peur de vous parjurer encore.
LONGUEVILLE.
— Que dit Maria ?
Au bout de douze mois, — j’échangerai ma robe noire contre un ami fidèle.