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d’or que vous m’avez refusées ; car moi, je ne sais pas me procurer d’argent par de vils moyens. Par le ciel, j’aimerais mieux monnayer mon cœur et couler mon sang en drachmes que d’extorquer de la main durcie des paysans leur misérable obole par des voies iniques. Je vous ai envoyé demander de l’or pour payer mes légions, et vous me l’avez refusé : était-ce un acte digne de Cassius ? Aurais-je ainsi répondu à Caïus Cassius ? Lorsque Marcus Brutus deviendra assez sordide pour refuser à ses amis ces vils jetons, dieux, soyez prêts à le broyer de tous vos foudres !
Je ne vous ai pas refusé.
Si fait.
Non. Il n’était qu’un imbécile, celui qui a rapporté ma réponse… Brutus m’a brisé le cœur. Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami ; mais Brutus fait les miennes plus grandes qu’elles ne sont.
Je ne les dénonce que quand vous m’en rendez victime.
Vous ne m’aimez pas.
Je n’estime pas vos fautes.
Les yeux d’un ami ne devraient pas voir ces fautes-là.
Les yeux d’un flatteur ne les verraient pas, parussent-elles aussi énormes que le haut Olympe.
Viens, Antoine, et toi, jeune Octave, viens. Seuls vengez vous sur Cassius ; car Cassius est las du monde,