Page:Shelley - Œuvres en prose, 1903, trad. Savine.djvu/187

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L’exécution de Brandretn, de Ludlam et de Turner est un événement d’un caractère tout autre que celui de la mort de la princesse Charlotte. Ces hommes furent pendant Men des mois enfermés dans une horrible prison, pendant qu’on les forçait à envisager la perspective d’une mort hideuse et de l’en~r étemel. A la <m, on les conduit à l’échafaud et on les pendît. Eux aussi’, ils avaient des atections domesti- ques, et ils se distinguaient par l’exercice des vertus privées. Peut~t<w que la bassesse~d’e ïe~r condMan permit à ces aSëctions de se développer à un degré que ne comporte pas uit rang~ plus élevé. Ils avaient des fils, des frôles, des soeurs, des pères, qui les aimaient plus, à ce qu’il semble, que la princesse Charlotte ne pouvait être âimëe de ceux que l’étiquette ~ son rang tenait conti- nuellement éloignés d’elle. Son mari lui tenait lieu de père, de mère et de frères. Ludlam et Turner étaient des hommes o~age mûr, et les a&ectibns avaient acquis en eux toute le~ croissance, ~teïeuribrce. Ce qu’ont éprou~ces mathe~peux, on ne le dira pas. Mais on peut imaginer la longue et multiple souffrance de leur parenté, d’après ce que fit Edouard Turner, qui, voyant son frère traîné sur la claie, poussa un cri affreux, tomba dans un ac-