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Paysages métaphysiques.


Trahissant le secret de sa limpidité,
Pour montrer son trésor inerte de clarté
L’azur a déchiré la pudeur de ses voiles,

Et l’homme, revenu de son rêve orgueilleux,
Après avoir compté le troupeau des étoiles,
Prend en pitié le ciel qu’ont déserté les dieux.





Matutina.

A Léo Delibes.


De l’horizon perdu dans les frissons de l’air,
Comme un fleuve lacté, la lumière s’épanche
Sur les coteaux légers que baigne son flot clair :
— L’Aube sur les coteaux traîne sa robe blanche.