Page:Sophocle, trad. Leconte de Lisle, 1877.djvu/257

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a que le Hadès auquel il ne puisse échapper, mais il a trouvé des remèdes aux maladies dangereuses.

Antistrophe II.

Plus intelligent en inventions diverses qu’on ne peut l’espérer, il fait tantôt le bien, tantôt le mal, violant les lois de la patrie et le droit sacré des dieux. Celui qui excelle dans la ville mérite d’en être rejeté, quand, par audace, il agit honteusement. Que je n’aie ni le même toit, ni les mêmes pensées que celui qui agit ainsi ! Par un prodige incroyable, ce ne peut être Antigonè, bien que ce soit elle que je vois. Ô malheureuse fille du malheureux Oidipous, qu’y a-t-il ? Ceux-ci t’amènent-ils pour avoir méprisé la loi royale et avoir osé une action insensée ?


LE GARDIEN.

Celle-ci a commis le crime. Nous l’avons saisie ensevelissant le cadavre. Mais où est Kréôn ?


LE CHŒUR.

Le voici qui sort de la demeure, et à propos.


KRÉÔN.

Qu’est-ce ? Qu’est-il arrivé qui rende ma venue opportune ?


LE GARDIEN.

Roi, les mortels ne doivent rien nier par serment, car une seconde pensée dément la première. Je n’aurais certes point cru que je dusse jamais revenir ici, troublé