Page:Sophocle, trad. Leconte de Lisle, 1877.djvu/290

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des Dieux ont des pieds rapides et atteignent en peu de temps ceux qui font le mal.


KRÉÔN.

Hélas ! je renonce avec peine à ma première pensée, mais j’y renonce. Il est vain de lutter contre la nécessité.


LE CHŒUR.

Va donc ! Agis toi-même, et ne remets ce soin à aucun autre.


KRÉÔN.

J’irai aussitôt. Allez, allez, serviteurs, tous, tant que vous êtes, présents et absents, avec des haches en mains, vers ce lieu élevé. Pour moi, puisque je m’y suis résolu, de même que je l’ai liée, je la délivrerai moi-même. Je crains, en effet, que le mieux ne soit de vivre en respectant les lois établies.


LE CHŒUR.
Strophe I.

Illustre sous mille noms, délices de la vierge Kadméienne, race de Zeus qui tonne dans les hauteurs, qui protèges la glorieuse Italia, qui commandes à la vallée commune à tous les hommes de Dèmètèr Éleusinienne, Bakkhos, ô Bakkhos, qui habites Thèba, la ville mère des Bakkhantes, auprès du courant limpide de l’Isménos, là où est la moisson du dragon farouche !

Antistrophe I.

Une vapeur splendide t’éclaire sur le double sommet