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ou rnaucioiv. 5t9 liien fourni de tout, je ne vous iniportunerois pas ainsi de contenter mos appétits. Mon Dieu, à propos. je me souviens qu’un homme de ce pays-ci, que j’ai rencontré en chemin, m’a dit qu’i| y a en cc village un certain homme qui ne fait autre chose qu’aller à la chasse et vend sa proie ai ceux qui la veulent acheter; il seroit bon d’envoyer chez lui pour avoir des perdrix et de la venaisou. L'avaricicux fut contraint de laire les choses à quoi‘Franci0n le couvioit; il n’osoit pas les lui refuser, se promettant qu’il n’aur0it que ce soir-la cette charge et que son hôte poursœivroit son voyage commencé; mais il lut, bien étonné de se voir loin de son compte. Fran- cion lui dit : Mon cher cousin, ne vous tourmentez point tant l’esprit, comme il me semble que vous faites, pour ne me voir pas possible traité a votre lhntaisie; tous ces jours-ci qui viennent nous ferons meilleure chere : vous aurez plus de moyen de faire chercher du gibier : j’aime tant votre conver- sation, que j’aurai bien de la peine à sortir dc céans. Com- ment, vertubieu! disoit du Buisson en lui—mên1e, sera-t-il dit que je nourrisse si longtemps cet homme—ci avec tout son train? Ah! j'y mettrai bon ordre, ma l`oi!,encore espère-t-il 'quc je lui icrai meilleure chère que maintenant; 0l comment cela seroit—il possible? a-t,-il envie de me ruiner? Un de ses gens, qui s’cst mélé`de la cuisine, a demandé tant de beurre, tant de moelle, tant d’épices et (l’autres ingrédiens pour us- saisonncr les viandes, qu’en ce seul souper-ci toutes mes pro- visions ont été mises en œuvre. Alors, prenant la parole sur cette pensée, illtit ai Frnncion qu’il lui conseilloit de partir dès le lendemain au matin, pour paracliever son voyage, parce qufil ne devoit pas laisser échapper le temps, qui étoit dis-_ posé au beau, et que, s’il attendoit _iusqu’à l’autre semaine, il auroit bien de Yincommodité sur les champs,a cause des pluies qui viendroient, suivant les prédictions de l’Almanach du curé de lllilmonts, qui ne mentolt point. Ah! mou cou- sin, y a-t-il tant d’aflaires 7 répondit Francion; s’i| fait mau- _ vais temps la semaine qui vient, je ne partirai poiut,j’atten- . drai ii l’autre. Mais, mou cousin, répliqua du Buisson, nous aurons encore, <l’ici à quinze jours, de grands orages. Eh bien, dit. Francion, j’aurai donc patience jusques it un mois d'ici: llll0ll1iCI\`CllK1lli.•ili' il n'y a rien de pressé. Mon Dieu, à pro- pos, lorsque j’en scrai là, il faudra que vous nic prétiez quatre . 20