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na raaucxox. ` 579 leur maîtresse ne fut pas sitôt entrée, qu'ils lui levèrent la chemise et commencèrent a la fesscr plus fort que le plus rude bourrean du monde ne fouette un conpeur de bourse qui ne lui a point promis d’argent pour étre doucement traité. Sentant qu’il y en avoit plusieurs qui la persécutoient de cette sorte, elle n’osoit parler en façon du monde, de peur «l’étre reconnue et de honte qn’clle avoit d’étre surprise en ' flagrant et impudique délit; fi la fin, parce que l’on continuoit toujours de la travailler de la même sorte, et que tout son corps étoit piteusemeut déchiqueté, elle ne se put tenir de crier a l’aide etau meurtre) Son mari s’eveilleà cehruit, et, tout ` assoupi qu’i| est, ne sçachant d'où c’cst que vient la voix, il sort par une autre porte que celle qu’el|e avoit fermée, et s'cn va dedans sa cour voir ce que l’on y fait. Tandis Francion, ayant pitié d’elIe, tire le po1·cher par le bras pour lui faire enten- dre que c’est assez fouette. Il la laisse donc, et son compa- gnon aussi. Elle va rouvrir la Porte de sa chambre et se rc- . couche comme auparavant. Son mari, ayant vu qu’il n’y avoit _ personne dans la cour, rentre dans le logis, et s’avisant que, possible, le bruit qu’il avoit entendu étoit venu de la chambre de son berger, il s’y en va tout doucement pour seavoir s’il dort. Les deux compagnons, qui tenoient encore leurs armes en main, jugèrent que c’étoit aussi un esprit, et, Payant p1·is par les bras, commencèrent a le fouetter si fermement, qu’il entra en une colère extrême, et, se délivrant de leurs mains, leur donna des coups de poing avec une verte atteinte. lls s’imaginèreut aussitôt qu'an si rude joueur ne peuvoit pas étre un homme mortel, mais que c’étoit véritablement un esprit; de sorte qu’ils essayùrent d’éviter sa rencontre, et s'en allèrent cacher à la ruelle du lit, où ils eussent bien été trou- vés si c’eût été ce qu’ils pensoient. Où êtes-vous? dit le la- boureur à`Francion. Ah! mon Dieu, répondit-il de sa couche, sortez vitement : il y a ici des esprits qui he font que me tourmenter. lt s'en alla aussitôt avec une grande peur, croyant ce que son berger lui disoit, et verrouilla très-bien sa porte; puis s'en alla coucher auprès de sa femme, qui faisoit la dormeuse et feignoit de n’avoir rien entendu. Il lui conta comment il avoit été fessé par.des esprits qui s’étoient éva- nonis en un moment. Elle t'ut bien aise de ce qu’il en avoit eu sa part aussi bien qn’elle, et ce lui fat une espèce de '