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· on rnmcsox. . 409 qui me l`a assuré 1 bien vous le sçanrez, n’en parlez donc pas 1 e’cst que demain tous les cocus doivent devenir chiens. Eh hien. dit-elle, de quoi vous souciez-vous, vous ne l’etes pas. Ah! je le sçais répondit l'hôte entre ses dents, et toujours Iaut-il avoir compassion de ses semblables. lit la femme. poursuivant son propos, disoit: Mais, quoi que ce soit, il ne tout pas croire ce prophète de malencontre; il ne devine les letcs que quand elles sont venues; ne laissez pas de dormir il votre aise 1 pour moi,je ne me puis encore coucher sitôt; il linut que j’aille chauffer le four, notre servante n’y entend rien. Elle dit ceci pour avoir sujet de sortir, et, au lieu d’aller à son four, elle s’en alln à la grande place, où toutes ses voi- · sines étoient encore. ll lui étoit impossible qu’el|e tint sa langue; il fallut qu’elle leur découvrit ce que son mari lui ve- noit dire. Cela les rendit toutes bien étonnées, et elles allè- rent chacune apprendre cette nouvelle à toutes celles qu’elles connoissolent, si bien qu’en un moment tout le village en l`ut abreuvê· La tavernière, s’étant couchée avec le tavernicr, at- lendit le jour avec impatience, pour voir ce qui arriveroit; et, comme il fut venu, elle se leva et, otant la couverture de des- sus le nez de son mari, qui dormoit encore, elle regarda s’il avoit sa forme accoutumée. Quand elle vit. qu’il étoit encore fait comme un homme, elle le laissa lu, et se mit à s’habiller; mais, s’étant réveillé un peu après, il se sonvint de ce qu’il . lui avoit dit le soir, et, pour l’6prouver, il s’avisa de contre- faire le chien : il commença d’aboyer comme un gros dogue; et la lemme, qui l’aimoit alors véritablement, effrayée d’ouîv ceci, se jeta aux pieds du lit et se mità crier, ayant les mains jointes: Hélas! mon Dieu, linut-il que pour deux pauvres fois mon pauvre mari devienne chien? Alors il se leve. et, hien que cette naïveté fût capable d’ad0ucir un eceur, il la vient battre lbrt et ferme, lui disant: Non, non, ce ne scra pas moi qui devieudrai chien, Dieu ne punit pas les maris pour les péchés de leurs lemmes: ce sera toi qui seras chan- gée en louve, s'il y a du mal â recevoir. Mais quoi? lu as Ihrlaità ton honneur par deux fois: dis-moi comment, en quel lieu et avec qui? Mon mari, dit-elle, je ne vous le cè— lerai point, pourm que vous me prometticz de me le pardon- ner. Oui, je te le pardonne, dit·il; apprends-moi tout, mais n’v retourne plus. Ce fut huit jours après que nous fûmes