Page:Sorel - La Vraie histoire comique de Francion.djvu/439

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mais lu d’autres livres que les Délices de la Poesie françoise, et sont si ignorons que rien plus. Outre cela, il y a cinq ou six coquins qui gagnent leur vie à faire des romans ; et il n’y a pas jusques à un mien cuistre, qui a servi lesjésuites depuis moi, qui s’amuse aussi à barbouiller le papier. Son coup d’essai a été le recueil des farces Tabariniques‘, quia si longtemps retenti aux oreilles du cheval de bronze; livre de si bonne chance, qu’on en a rendu vingt mille exemplaires, au lieu que d’nn bon livre à peine en peut—on vendre six cents; mais c’est qu’il y a plus de gens qui achètent du hareng que du saumon frais, et du bureau`} que du satin. Les sots sont en plus grand nombre que les sages. Cc euistre s’uppelle Guil~ laume en son surnom, et au premier roman qn’il a lait iIs’est contente d’y faire mettre : Compose par le sieur Guillaume; _mais un un après, en faisant encore un autre qn’il dedioit à la reine d’Angleterre, il a voulu paroitre parmi la noblesse, et a fait mettre: Par le sieur de Guillaume, ann que ce de fit accroire qu’il est gentilhomme. Mais le gros maraud ne voit-il pas bien que cela n’a point de grâce de mettre un de devant le nom d’un saint comme devant le nom d’une seigneurie ; et puis ne craint-il point que les saints ne s’en offensent et ne l’en punissent, vu qu’ils n’ont jamais aime la vanité des hommes du monde ? Outre cela, mon valet fit encore une belle chose : il loua un habit de satin a la friperie, pour aller présenter son livre, uhn que l’on le prit pour un honnête homme ; et, si l’on ne lui fit point de récompense, c’est que les jours suivans, n’ayant plus que ses méchans habits, il n’osa retourner au Louvre pour la poursuivre. Mais il n’en devoit point faire de difficulte ni en être honteux ; car, le


Saint-Amand, Du Vivier et Bois-Robert; et, pour celui du Grand bal de la duchesse douairiere de Billebuhnud, avec Bordier, l’Etoile et Imbert.

  • Recueil général des Rencoulres, Demandes et Responses laboriniques, œuvre nuluut fertil en guillardises que remply de sulilililez,

composé en forme de dialogue entre Tnburin el le Maistre. Paris, Au!. de Sonlmauillc, 1022. — Ilortensius parle en vrai pedant de ce livre curieux, si recherché des hibliophiles, et qui nous a vnln la spirituelle brochure du savant M. Lcher : Pluiszmles recherches dun homme grave sur un farceur.

" Étoffe de laine plus grossière que la bure.

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