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' DE t·‘t;.xN-CMJN. l69 . Ioitinarier et qu’il lalloit bien qu’il lui |`it l'honneurdüissisterà ses noces, et qu’après cela ils s’en iroient tous ensemble joyeusement, ayant â leur suite tout ce qu’il y avoit de Fran- çois à Rome, et dautres gens qui les voudraient suivre, dc quoi ils composeroient une armée qui se rendroit redoutable en tous les lieux où elle passeroit. Quoique messieurs les Po- lonais alléguassent Ià—<lessus qu’0n leur avoit commandé de ne tarder guère en leur voyage, leur monarque jura qu’il de- nieurcreit pour la belle occasion qui s’o|`l`roit, quand toutes ses provinces cusseut dù être perdues; ce qirils tirent sem- blantde trouver Fort mauvais, si bien qu’ils le quittercut avec Fort peu de complimens. Il les tit rappeler, et les apaisa, leur demandant à quoi il tenoit qu’i|s ne fussent satislhits. Ils dirent qu’ils vouloient être logés en même maison que lui, d’autant que c’étoit la coutume de leurs princes dc donner des eliamlires enleurs palais à ceux de leurqualité. llortensius dit qu’il leroit bien plus, et qu’ils ne vicndroient pas logerchez lui, mais qu’ils’en iroitloger avec cux; et la-dessus ilse leva et se rhabilla, et voulut aller en lem· maison. Bien que l’on feignît de ne pas trouver cela lion, ils l’y nienerent, disant qu’ils auraient un grand contentement, ii cause qu'ils pourroient toujours voir leur roi désormais, et qu’ils rcmarqueroicnt ses humeurs, pour s’y rendre conformes. lls le tirent coucher au meilleur lit qu'ils eussent; mais lc matin, ayant repris leurs habits or- dinaires pour s’en aller ai Naples, ils délogèrent sans trom- pettes, ct, ne payant leur hôtequ’a demi, ils dirent que leur compagnon qui dcmeuroit paycroit le reste. I.orsqu’il lut éveillé, l’hôte entra dans sa chambre et lui demanda s’il n’en- tendoit pas lui payer la dépense de ses compagnons avec la sienne. ll répondit qu’il ifctoit _pas sur le point de partir. Mais l'hôte lui répliqua que les autres s’en étoient déjà allés. llortensius demanda s'il n’y avoit plus un Polonois au logis; à quoi l'hôte repartit qu’il n’y en avoithjannais ru, et qu’il parloit de quatre Allemands pour répondre, vu qu’ils l'avoient honoré comme leur maitre. Ils en étoient sur ce propos. quand le premier hôte d’llort~:nsius, qui avoit sçu chez Hay- mond qu’il,étoit logé lil, lc vint trouver, et lui lit un beau bruit, lui demandant le louage de sa chambre et sa dépense, l’appelant alïronteur, qui s’en étoit allé sans lui dire adieu, afin de ne point payer. Audcbcrt, qui avoit parlé zi cet hôtel- 27