Page:Souvestre, Laurens de la Barre, Luzel - Contes et légendes de Basse-Bretagne.djvu/155
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— C’est bien ; soupons d’abord, car j’ai grand’faim, puis nous verrons.
Et ils se mirent à table. On servit d’abord de la soupe dans un tonneau défoncé. Puis on apporta, sur un plat, un chrétien rôti.
Le géant Goulaffre le découpa, garda pour lui la plus grande part, ensuite la géante partagea ce qu’il en restait entre elle et ses deux filles. Elle donna aussi un pied à chacun des deux étrangers. Ceux-ci étaient tout tristes, se regardaient avec de grands yeux et ne mangeaient pas.
— Eh bien ! vous ne mangez donc pas, les petits ? leur dit le géant.