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X

GÉDÉON FORSYTH ET LE GRAND ÉRARD


Je suis bien sûr que personne d’entre vous n’a lu le Mystère de l’Omnibus, par E. H. B., un roman qui a figuré pendant plusieurs jours aux devantures des libraires, et puis qui a entièrement disparu de la surface du globe. Ce que deviennent les livres, une semaine ou deux après leur publication, où ils vont, à quel usage on les emploie : ce sont là autant de problèmes qui, bien souvent, m’ont tourmenté pendant des nuits d’insomnie. Le fait est que personne, à ma connaissance, n’a lu le Mystère de l’Omnibus, par E. H. B., cependant j’ai pu m’assurer qu’il n’existe plus aujourd’hui que trois exemplaires de cet ouvrage. L’un se trouve à la bibliothèque du Bristish Museum, d’ailleurs à jamais rendu inabordable par suite d’une erreur d’inscription au catalogue ; un autre se trouve dans les caves de débarras de la Bibliothèque des Avocats, à Edimbourg ; enfin, le troi-